Pour freiner le déclin démographique, la préfecture de Kochi au Japon a décidée de financer les abonnements de leurs jeunes aux applications de rencontre. (Maki Nakamura / Getty images)Pour freiner le déclin démographique, la préfecture de Kochi au Japon a décidée de financer les abonnements de leurs jeunes aux applications de rencontre. (Maki Nakamura / Getty images)
Pour freiner le déclin démographique, la préfecture de Kochi au Japon a décidée de financer les abonnements de leurs jeunes aux applications de rencontre. (Maki Nakamura / Getty images)
Au Japon, une région vient d'annoncer, en ce mois de mai, qu'elle allait financer les abonnements de ses jeunes aux applications de rencontre. Une décision prise par les autorités de la préfecture de Kochi, située dans le sud du pays.
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Cette région, majoritairement montagneuse, compte environ 650 000 habitants et se retrouve aujourd'hui au cœur de plusieurs crises démographiques.
Elle est victime de l'exode rural : après leurs études, de nombreux jeunes quittent la région pour s'installer dans les grandes métropoles du pays, notamment à Tokyo et à Osaka. De plus, les habitants qui restent font de moins en moins d'enfants, un phénomène observé dans l'ensemble du Japon.
Le déclin démographique en ligne de mire
En raison de l'effondrement du taux de fécondité, le Japon perd près d'un million d'habitants chaque année. Résultat de ces bouleversements : à Kochi, 38% des habitants ont désormais plus de 65 ans, tandis que les moins de 15 ans représentent à peine 10% de la population. À titre de comparaison, en France, les moins de 15 ans représentent environ 16% de la population.
Afin de freiner ce déclin démographique, les autorités locales ont élaboré un plan original : financer les abonnements de leurs jeunes aux applications de rencontre. La préfecture constate qu'au Japon, un couple sur trois se forme désormais après une rencontre sur une plateforme spécialisée.
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L'objectif est donc d'inciter davantage ces jeunes à s'inscrire sur ces applications, avec l'espoir que ces rencontres débouchent sur des mariages et des naissances. Au Japon, les enfants naissent, d'ailleurs, dans le cadre du mariage, les naissances hors union restant socialement mal perçues.
Les autorités au service de l'amour
Pour cela, les autorités prévoient une enveloppe de 20 000 yens par personne. Pour en bénéficier, il faut avoir entre 20 et 39 ans, résider dans la préfecture de Kochi et attester de son célibat. Dès lors que le dossier est validé, l'inscription et les frais mensuels à une application de rencontre sont pris en charge.
Il est, en revanche, uniquement possible de s'inscrire aux applications jugées sérieuses. Il ne s'agit pas de financer des services pour des rencontres sans lendemain. D'ailleurs,

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ne fait, pour l'instant, pas partie du programme. La préfecture privilégie des applications japonaises comme Tapple ou Omiai.
Si aucune autre région ne finance encore ce type d'abonnements, d'autres villes, elles aussi désespérées par le déclin démographique, ont lancé des initiatives similaires pour aider leurs jeunes à trouver l'amour. La ville de Tokyo a, par exemple, développé sa propre application de rencontre, réservée exclusivement à ses habitants. Le principe : les utilisateurs doivent répondre à plus d'une centaine de questions, et une intelligence artificielle identifie ensuite le célibataire jugé le plus compatible, et vivant lui aussi dans la capitale.
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