27 octobre tard dans la nuit. Journal d’Alexia

Me voilà rentrée…Suis-je en un seul morceau ? Oui mais soit contente, savoure ta vengeance tu as réussi. Je suis anéantie. Physiquement, moralement,

27 octobre tard dans la nuit. Journal d’Alexia

Me voilà rentrée…Suis-je en un seul morceau ? Oui mais soit contente, savoure ta vengeance tu as réussi. Je suis anéantie. Physiquement, moralement, je suis atteinte de partout. Je ne sais même pas comment j’ai pu revenir chez nous, dans cette maison silencieuse où tout le monde semble dormir. Que s’est-il passé ? Tu vas le savoir par ailleurs mais puisqu’il me faut faire, tenir ce journal.

Alors voilà ! Je suis arrivée à cette fameuse adresse, je n’ai pas osé sonner, j’ai juste tapé 3 coups bref à la porte. Tony m’a ouvert lui-même. Tu te demandes pourquoi je dis « lui-même » ? Tu le sais, mais je vais te le dire tout de même.

Ils étaient 5 dans le grand salon. 5 hommes, tous propres sur eux comme on dit, la grande classe quoi. La suite je peux t’avouer que ça n’avait rien de très classe. Tony a très vite fait les présentations puisque j’ai été présentée comme étant celle qui faisait faux bond, celle qui préfère aller se faire baiser plutôt que d’obéir, en un mot je vous présente, la salope.

Evidemment tu te doutes que je suis devenue rouge comme une tomate et mes yeux se sont rivés au sol et je n’ai plus osé lever mon visage. Une espèce de honte m’a envahi et à l’instant où la présentation fut terminée, je me suis sentie coupable. Voilà je pense que la première partie de ta vengeance était remplie. Coupable c’est ainsi que tu me voulais, c’est ainsi que je suis devant eux et pire, en moi. Je suis coupable !

J’ai senti ensuite la main ferme, très ferme de Tony sur ma nuque qui appuyait un peu plus comme pour me faire encore plus, baisser la tête. La coupable doit baisser la tête. Elle n’a pas le droit d’avoir un soupçon de dignité. N’est-ce pas ? C’est bien ça Margot ? Tony a appuyé lentement mais avec une telle fermeté, sur sa main toujours posée sur ma nuque. Je n’ai pu résister, en avais-je seulement l’envie ? J’ai senti mes genoux se dérober sous moi. J’ai senti mon corps plier sous la pression. Forcément je suis tombée à genoux.

Voilà aussi une position que tu affectionnes Margot, pour moi cette pauvre fille, cette soumise. J’étais donc à genoux devant ces hommes et Tony qui une fois à terre, m’a caressé le haut de la tête. Oui Margot, je me suis sentie chienne mais pas celle de sexe ! Non, juste une chienne animale, que l’on flatte, que l’on récompense mais que l’on sait punir aussi. Les hommes me regardaient car même si j’avais le regard baissé, je le sentais, je sentais leur regard me transpercer malgré ma robe longue.

Ma robe Margot, tu te doutes qu’elle n’est pas restée longtemps sur moi. Comment s’y est- il pris ? Je l’ignore Margot, mais Tony a tout simplement, découpé tout le haut de ma robe dans le dos. Une fois cela fait, il a posé les ciseaux et en me prenant par les cheveux, m’a fait me relever. Ma robe elle, est tombée lentement au même rythme que Tony me faisait me relever. J’étais devant eux, encore vêtue d’un shorty blanc et du soutien-gorge assorti.

J’ai cru entendre des petits cris d’enthousiasme mais mes yeux étaient toujours braqués sur le tapis. Ce ne fut pas les ciseaux que Tony reprit alors, mais un couteau avec lequel il découpa mon soutif en sectionnant chaque bretelle, l’une après l’autre, puis sur le devant, au beau milieu. Mes seins sont apparus, nus et malgré moi, durs aux tétons, durcis par cette espèce d’excitation totalement involontaire et peut être également l’air, tout simplement l’air fris de la pièce.

Non Margot, je ne pouvais ressentir un quelconque plaisir de ce moment qui ne faisait que commencer. Tony appela un des 4 hommes et lui dit qu’il lui offrait mon shorty. Il ne s’est pas fait prier. Il s’est approché et a descendu mon dernier rempart rapidement. Je l’ai senti se dérober sur mes jambes. Ce qu’il en a fait ? Je n’en sais rien, je gardais mes yeux plantés dans le sol. Je n’étais pas nue bien sûr puisque tu m’avais fait poser la ceinture de chasteté et c’est bizarre tu vois car je n’y ai pensé qu’à ce moment-là.

Mais tu avais tout prévu Margot, Tony a sorti une clé de sa poche et a ouvert cette petite serrure qui ferme pour le temps que tu veux, ma féminité. J’étais nue alors, totalement nue et si je précise cela Margot c’est parce que physiquement j’étais nue bien sûr, mais là moralement, je me sentais également nue.

Ce qui s’est passée après? J’ai senti la main de Tony encore plus ferme que tout à l’heure, me pousser vers les hommes en face. Je me suis sentie tomber devant leurs pieds et surtout j’ai senti le viol que j’ai subi. 4 hommes qui tout d’un coup, eux qui étaient « propres » sur eux, se sont révélés être des bêtes en chaleur, des bêtes en rut, je ne sais comment l’exprimer Margot. Avec le recul, était-ce vraiment un viol ? Je ne sais pas, je ne sais plus.

Ce que je sais c’est qu’il y avait 4 hommes, 4 porcs à qui on a donné un morceau de viande, moi, et ils se sont servis tout simplement. Ces mains sur moi, les as-tu déjà senties sur toi Margot ? Ces sexes que j’ai senti dans ma bouche, les as-tu déjà avalés Margot ? Et ces liquides chauds et nauséabonds pour le coup, les as-tu jamais goûtés Margot ? Je ne sais pas et je m’en fous, c’est moi à ce moment-là qu’on violente, c’est moi qu’on prend, c’est moi qu’on inonde de sperme.

J’en suis à regretter ma ceinture de chasteté. Tu vois Margot je dis « MA » ! Je la veux, qu’elle me protège de ces assauts, qu’elle me laisse propre. C’est trop tard, c’est violent mais c’est trop tard. Trop tard, je suis comme une forme laissée à même le sol comme une poussière pas ramassée, pas aspirée par l’aspirateur. Je ne les ai même pas entendu se retirer. Que ce mot est plus que vrai.

A un moment j’ai ouvert les yeux, toujours au sol, anéantie, je n’ai vu que les chaussures si bien cirées et luisantes de Tony. Il était seul maintenant. J’ai osé tourner mon visage vers le haut. Il était bien là, avec un rictus morbide au coin des lèvres et son regard terrible, tueur, assassin, vengeur. Car il était à cet instant l’arme de ta vengeance Margot. Dans ma tête je me dis que tu l’as utilisé comme tel, alors que sans doute, tu as dû en baver avant-hier avec lui, par notre faute, par ma faute car je n’oublie pas que je suis coupable.

Juste un mot : « Lève-toi ». Il n’a pas eu besoin d’en dire plus pour que je me relève en vitesse. Devant lui les bras le long du corps, je ne cherchais même pas à protéger de son regard lubrique les parties de mon corps les plus intimes. Que restait-il d’intime chez moi ? Tu peux me dire Margot ? Il ne me restait rien d’intime, rien.

Il m’a dit que j’avais fait ce pourquoi j’aurais dû venir l’autre soir mais que maintenant j’allais être punie pour ma désobéissance. Ensuite, il m’a ordonné d’aller dans la pièce du fond. Je l’ai fait, je n’ai pas réfléchi à quoi que ce soit, j’ai avancé vers la pièce. Je le sentais sur mes talons, juste derrière moi. « Ouvre la porte ». Sa voix était sans appel.

Mais où l’as-tu trouvé Margot ce Tony ? Et puis j’ai ouvert la porte, il y faisait si sombre. Il m’a poussé et j’ai senti ses mains puissantes me prendre les poignets. Je l’ai senti me hisser vers je ne sais quoi et j’ai senti les morsures de choses qui m’ont mordu les poignets. Et comme l’autre fois, j’ai été attachée au plafond.

Et Tony a commencé à parler. Une voix monocorde sans aucune émotion qui en ressortait. « Tu n’as pas obéi l’autre soir. Tu n’as pas répondu à notre attente avec ta petite fiotte d’ami. Tu as pris ton pied avec lui ? C’est possible ça ? » Il était abject, il était méchant, gratuitement. J’aurais fait n’importe quoi pour être à mille lieux de là Margot.

Et il a repris « On ne peut laisser ça impuni, tu en es consciente n’est-ce pas petite conne ? Tu ne pensais pas que nous allions laisser ça là petite pute ? » Et il a arrêté de parler. Et je l’ai entendu décrocher quelque chose et j’ai vite su ce que c’était. Ça a cinglé sur ma peau et j’ai hurlé de suite. Et puis deux, puis trois jusqu’à 10. Je crois que j’ai arrêté de sentir et de crier au cinquième ou sixième coup.

Il est sorti, je suis restée comme ça, suspendue je ne sais combien de temps. Et puis il est revenu. Combien de temps après ? Je ne sais Margot, j’avais si mal au dos, si mal dans ma chair, si mal dans ma tête. Il m’a décroché comme un boucher décroche son morceau de viande. Il m’a jeté ma robe au visage en me disant de la remettre. Elle était découpée mais qu’importe, elle aurait été en lambeaux que je l’aurais tout de même mise.

Il a jeté également mon manteau et m’a dit simplement « Tire toi ». J’ai mis mon manteau et je me suis sauvée en grimaçant tellement mon dos me faisait encore mal. Voilà Margot, même si tu sais surement déjà tout, peut être fallait-il que je l’écrive comme pour effacer ma faute. Mais est-ce que ça effacera ma dette Margot ?

à suivre…

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