Regarder son téléphone pendant le sexe : la nouvelle tendance (dérangeante) !

D’après l’étude de Surecall menée sur 1000 personnes aux Etats Unis, 10% des Américains regarderaient leur téléphone en plein ébats sexuels.

« Oui je vais jouir.. ah attends j’ai une notification ». Il faut croire que checker son smartphone est primordial, au risque de passer à côté d’un message essentiel (mais d’être le plus souvent déçu par une énième relance de son opérateur de téléphone). C’est d’ailleurs exactement ce même ascenseur émotionnel qui peut arriver durant une baise torride. Vous étiez quasiment au 7èmeciel, et pile à ce moment là, c’est la redescendante.

Smartphone, influenceur de notre vie sexuelle ?

Avoir un smartphone est devenu un indispensable. D’après une enquête de l’Arcep, en moyenne 99% des 18-39 ans possèdent un portable. Et les nouvelles générations passent moyenne 5 heures par jour dessus. Une dépendance fort inquiétante quand elle en vient même à s’inviter pendant les rapports sexuels, davantage chez les 18-34 ans. L’étude américaine rapporte que c’est parmi eux que les coups d’oeil sur l’écran sont les plus développés : ils seraient 17% à le pratiquer.

Dopamine : créatrice de dépendance aux portables ?

La raison ? C’est Gérard-Yves Cathelin, psychothérapeute et addictologue, qui expliquerait ce phénomène de dépendance. Si d’après lui 15% des Français sautent sur leur téléphone plutôt que leur partenaire, cette attitude tient pour responsable : la dopamine. Une notification reçue, le seuil de dopamine augmente, ce qui est considéré comme une satisfaction.Ce schéma de récompense s’inscrit dans le cerveau, créant ainsi une addiction au smartphone, et donc aux notifications que l’on reçoit.

La dopamine, on vous en a déjà parlé, c’est aussi un ingrédient indispensable du plaisir sexuel. Les jeunes seraient moins enclin à faire l’amour avec leur partenaire.

Le portable, la seule raison ?

Un monde virtuel prend de l’ampleur à en rendre addictif. Un désintérêt pour le sexe qui semblerait se traduire par une baisse de libido avec son partenaire. Un sondage de l’Ifop en partenariat avec Charles.co, le confirmerait. Réalisée sur 1957 hommes, l’étude aurait comptabilisé 38% d’hommes ayant eu un trouble érectile au cours des 12 derniers mois.

Les écrans seraient fortement responsables. Parmi eux, en moyenne 40% visionneraient tous les jours leurs réseaux sociaux et les applications. La dépendance se créerait aussi pour les sites comme Netflix…

Et ce n’est pas tout, la pornographie a aussi son rôle : 55% des hommes en regarderaient. Une vision de la sexualité parfois irréaliste qui peut donner des difficultés à avoir une réelle excitation avec son partenaire.

Alors, pourquoi ne pas essayer de se réinventer sous la couette ? Mais sans écran !

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